Au début du mois de mai, les hirondelles reviennent de leur périple africain pour nicher dans notre commune. Depuis plusieurs années, elles ont élu domicile à Roncherolles-sur-le-Vivier. Une centaine de nids d'hirondelles de fenêtres y ont été recensés ; tous ne sont pas occupés et certains sont même en mauvais état. Dans tous les cas, les nids sont consolidés chaque printemps pour permettre la naissance des petits. Les mâles arrivent les premiers, vers la mi-avril et jouent les éclaireurs pour les femelles.

Installées depuis de nombreuses années, les hirondelles se plaisaient dans l'ancien corps de ferme du centre bourg. Elles y trouvaient tout ce qui est nécessaire à leur épanouissement et leur reproduction :

  • une mare : elle fournit de l'eau et de la boue indispensables à la construction des nids. Elle sert aussi de garde-manger, puisque les hirondelles se nourrissent des insectes qui y pullulent. 
  • de la paille à proximité : mélangée à la boue trouvée dans la mare, elle va participer à la consolidation du nid.
  • un toit : il faut une hauteur minimale de 3 m, un débord d'au moins 60 cm et des poutres pour que les hirondelles puissent y construire un nid.
     

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C’est toutes ces caractéristiques qui ont été prises en compte pour la création du parc aux Arondes : création de deux mares reliées par un fil d’eau, gestion différentiée pour favoriser la biodiversité, création d’une halle ouverte, poutres sous les coursives et installation d’un nouvel hébergement : « la tour à hirondelles ». Il s'agit d'une plateforme de 2,50 m sur 2,50 m, disposée en haut d'un mât de 4 mètres surmontée d'un toit. Des nids artificiels y sont fixés, afin de faciliter la nidification et la reproduction des hirondelles. Cette structure, proposée par la L.P.O. (Ligue pour la Protection des Oiseaux), était la deuxième installée en France à l'époque, après avoir fait ses preuves en Belgique.