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Des édifices remarquables

Le Manoir de Bimare | Le château de Guillerville | Le monument aux morts
L'Eglise | Le cadran solaire | Les Ronces de la liberté | La margelle
L'enfant et l'oiseau | Le blason


Le Manoir de Bimare

le manoir

Le Manoir de Bimare est un ancien pavillon de convalescence des moines de l'Abbaye de Saint-Ouen de Rouen.
Richard Le Brument, un négociant, l'acquit en 1743 et le transforma en y ajoutant une aile et en plantant une allée de tilleuls.
Un de ses descendants, Louis Boutillier remplaça, en 1858, les tilleuls par des "Wellingtonia" qui permettent de repérer Roncherolles-sur-le-Vivier depuis tout le plateau environnant.


Le château de Guillerville

guiller

Vers 1730, un Conseiller du Roy, Messire Alexandre Le Painturier, Seigneur de Guillerville et de Ricarville fit l'acquisition d'une bâtisse qu'il allait, pendant dix ans, transformer pour en faire un château. Il construisit deux ailes imposantes, une chapelle privée et une écurie.
Deux Barons de Guillerville furent maires de Roncherolles au XIXème siècle. Georges Lormier, maire et conseiller général, habita le château jusqu'à son décès en1925.


Le monument aux morts

monument aux morts

Le monument aux morts de la guerre de 1914-18 est une simple plaque, qui porte le nom des 19 morts (pour une population d'environ 360 habitants).
Offerte en 1919 par le Maire, Georges Lormier, elle fut d'abord installée dans l'embrasure de la porte du logement de fonction. En 1935, à la suite de la construction de la salle des Fêtes, la plaque fut posée au cimetière.
Une plaque comportant quatre noms de soldats fut ajoutée après la seconde guerre mondiale.


L'Eglise

L'eglise l'eglise

Dédiée à la Sainte Trinité, l'église de Roncherolles-sur-le-Vivier est située au centre du village. Dans le prolongement de l'immeuble de l'Orme, elle limite, au nord, la place Georges-Lormier.
Le matériau employé dans le mur nord, silex taillé, et son appareillage permettent de penser que les parties les plus anciennes de l'église datent du XIIIème siécle.
La plus ancienne représentation de l'église date du plan terrier de 1664. Le clocher était au centre de l'église. Il y est probablement resté jusqu'à la fin du XVIIIème siècle.

En 1836, le choeur fut démoli et reconstruit avec une largeur égale à celle de la nef.
En 1886, c'est la nef qui fut restaurée. Les tuiles qui la couvraient furent remplacées par des ardoises. Les deux lucarnes qui font le charme de l'église furent heureusement conservées.
A partir de 1980 commença une restauration complète : toiture, clocher, coq, pignon ouest et réfection de l'intérieur avec mise à jour des boiseries.

Avec le réaménagement de la place Georges-Lormier en 2007, la restauration de l'église a été engagée. Elle permet d'apprécier son architecture. La façade raconte son histoire. La nef a subi de nombreux remaniements. Certains pans de mur datent du XVe ou du XVIe siècle. Le choeur est plus récent : il a été reconstruit, avec la sacristie, en 1836. L'éclairage intérieur de l'église met en valeur les vitraux.


Le cadran solaire

cadran

Depuis 1717, un cadran solaire orne la façade sud de l'église. L'inscription "ULTIMA VENIET CAVE" ("Ta dernière heure approche, prends garde") s'adressait aux vivants traversant le cimetière qui a entouré l'église jusqu'à 1854.


Les Ronces de la Liberté

les Ronces

Monument réalisé par José TORRES,
pour le Bicentenaire de la Révolution (1989)

Comme l'unité du corps se fait de la présence de toutes ses cellules, la Nation est le corps unitaire et vivant de l'assemblée des citoyens. Cette réalité n'est pas quelque chose de passif, mais l'action vibrante et passionnée d'un peuple en marche.

1789 à Roncherolles-sur-le-Vivier, ce sont des femmes et des hommes, chair de travail et chair de sentiments, qui sont partis à la conquête de leur dignité. Ces gens simples ne demandaient qu'à vivre honnêtement de leur travail. Celà, ils le voulaient avec force et avec générosité. Ils l'obtinrent au prix de sacrifices et de sang. Ce monument veut rappeler ce qu'on fait les Roncherollais de 1789, nos aïeux par le labeur et par la peine.

Enracinés dans le terroir, vivaces et foisonnantes, les ronces s'élèvent en s'entrecroisant. Les plus fortes soutiennent les plus fragiles. Le buisson se dresse au-dessus de l'eau, le Robec, où se concentre désormais le travail des filatures mûes par le courant de la rivière.

Les ronces s'unissent et se solidarisent pour brandir la pique, l'instrument de la révolte contre les abus, et le bonnet phrygien, la coiffe réservée dans l'Antiquité aux hommes libres.

Eprouver la montée grondante de l'exigence humaine qui emplit nos aïeux et qui les fit grands, c'est les comprendre et assumer la sauvegarde de notre bien commun : la Liberté.


La margelle



A la fin du XIXe siècle, le développement des chemins de fer favorisa le transport des ardoises en provenance de régions éloignées. Sur les maisons, elles remplacèrent le chaume. Grâce aux gouttières qui furent installées, l'eau de pluie fut récupérée dans des citernes. Toutes les maisons anciennes de Roncherolles possèdent la margelle qui, équipée d'un mécanisme, permet de puiser de l'eau.
C'est cet ensemble qui a été restauré, par Daniel Edeline  et Jean Thieulin dans le style caractéristique des confins du Pays de Bray.


L'enfant et l'oiseau



A l'occasion de la requalification de la place Georges-Lormier, José Torres a réalisé une oeuvre qui prend place à côté de la margelle : un oiseau se pose devant un enfant. Pour l'artiste roncherollais, c'est la main tendue de l'enfant à la nature qu'il faut lire dans sa sculpture. Au moment où le réchauffement et les perturbations du climat font naître des inquiétudes sur la préservation de notre environnement, l'enfant nous dit qu'il faut respecter la vie qui nous entoure.


Le blason



Depuis la restauration de l'Immeuble de l'Orme, en 1985, un blason orne sa façade. Il reproduit les armoiries de l'Abbé de Saint-Ouen, celles qui figurent sur le plan terrier de 1664 exposé dans le hall de la mairie. L'abbaye de Saint-Ouen possédait la plus grande partie du village, église, terres et maisons d'habitation.
L'épée rappelle l'origine noble de l'Abbé et la clé sa charge.  Le blason, un écu d'azur à trois fleurs de Lys d'or, est surmonté d'une couronne.


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